Les chasseurs et les faveurs de Sarko 1er

Nous vous donnons des nouvelles des nouveaux cadeaux que notre bon roi Sarkosi 1er vient de faire à nos amis les saigneurs chasseurs :

Communiqué de l'association ASPAS

Les scandales financiers dus à la mauvaise gestion de la nature coûtent chaque année au contribuable des centaines de millions d’euros. Il faut y ajouter la surenchère de cadeaux électoraux aux chasseurs : cette fin de semaine, les sénateurs examineront le projet de loi du député Jérôme Bignon.
Au cœur de cette loi se niche… une nouvelle niche fiscale pour les chasseurs, cette caste peu connue des privilégiés de France…


Bientôt, les terrains aménagés pour les parties de chasse se verront défiscalisés. Cela n’est qu’un des petits et grands cadeaux électoraux dont le lobby chasse va bénéficier.
 
Privilégiés secrets des responsables politiques, qui se gardent bien de le claironner, les chasseurs vont être gâtés : outre la défiscalisation de leurs terrains de chasse, ils bénéficient depuis cette année d’une nouvelle espèce animale classée gibier (la bernache du Canada) et de la levée du moratoire sur deux espèces, l'eider à duvet et le courlis, qui est pourtant issu d'un accord entre les chasseurs et les associations de protection de la nature réunies lors de la table ronde chasse. La chasse en enclos est désormais ouverte même par temps de neige, pour que leurs propriétaires puissent continuer à s’enrichir, et que les amateurs de gros tableaux de chasse puissent se défouler en tuant des dizaines de sangliers, de cerfs ou d’oiseaux, fussent-ils d’élevage.
 
Déjà en 2008, la Loi Poniatowski, avait créé un précédent en défiscalisant les chasses commerciales. Cette fois, deux propositions de  loi chasse sont actuellement en discussion, celle de Jérôme Bignon, président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale, et celle de Pierre Martin, président du groupe chasse au Sénat. Tous deux UMP, ils présentent deux textes pratiquement similaires. Et pour cause, ils ont tous les deux été rédigés par la Fédération Nationale des Chasseurs…
Chacun de ces textes a été adopté dans sa « chambre d’origine ». Mais pour des raisons de cuisine interne à l’UMP, c’est la proposition de Jérôme Bignon, candidat dans sa circonscription de la Somme aux élections législatives de mai, qui a été retenue pour être soumise dès cette semaine au vote du Sénat.

Dans un contexte économique calamiteux, l’État français prévoit pourtant un budget de plus de 200 millions d’euros* d’amendes chaque année pour faire face à des contentieux, uniquement à cause de sa mauvaise gestion de l’environnement. Ces infractions environnementales représentent 17 % des contentieux engagés contre la France. Les plus importants concernent l’eau, les déchets et la biodiversité, comme l’insuffisance de la protection du grand hamster et de bien d’autres espèces. De plus, la chasse génère des finances souterraines outrancières sur lesquelles l’État ferme les yeux.

L’ASPAS dénonce cette braderie de notre patrimoine naturel, et attend qu’enfin, notre pays se dote d’une législation forte pour protéger la nature.
 
L’ASPAS s’élève contre les petits marchandages contre nature entre les patrons de la chasse française et le chef de l’État, qui les a reçus hier, soit, rappelons-le, tout juste une semaine après un nouvel et tragique accident de chasse qui a coûté  la vie d’un enfant de 12 ans.
 
Il est nécessaire que soit engagée une révision totale de notre système cynégétique archaïque, dangereux et dispendieux, qui est la honte de l’Europe. 
 

* Source : Rapport d'informations fait au nom de la commission des finances sur l'application du droit communautaire de l'environnement, 12 octobre 2011, par Mme Fabienne Keller, Sénateur.

 

Communiqué de presse de la Fondation Brigitte Bardot

Alors que la Cour européenne des Droits de l’Homme condamnait, en 1999, la « loi Verdeille » portant atteinte au droit de propriété et à la liberté d’association, le lobby de la chasse est sur le point de faire réintroduire cette privation de liberté et de conscience via une proposition de loi adoptée en 1ère lecture, le 17 mai 2011, par l’Assemblée Nationale et mise au vote les jeudi 2 et vendredi 3 février prochains au Sénat.

L’Article 8 de cette proposition contraint le détenteur du droit de chasse (propriétaire terrien) à procéder ou faire procéder « à la régulation des espèces présentes sur son fonds» à défaut de quoi «il peut voir sa responsabilité financière engagée» pour l’indemnisation des dégâts occasionnés par le gibier.

Qu’ils le veuillent ou non, les Français n’auront pas d’autre choix que faire abattre les animaux se trouvant sur leur terrain… Déjà, en juin 2010, le gouvernement publiait un décret interdisant l’obstruction à un acte de chasse. En clair, nous n’avons plus le droit de nous opposer à la barbarie de la chasse à courre et nous n’aurons bientôt plus le droit d’empêcher les chasseurs à venir tuer des animaux sur un terrain privé.

Les chasseurs ont la liberté de tuer, nous ne sommes plus libres de nous y opposer

Tout cela est absolument scandaleux, antidémocratique, et contraire à la Convention européenne des Droits de l’Homme. Pourquoi nos politiques se couchent-ils ainsi devant le lobby de la chasse qui ne représente finalement qu’une minorité en France ?

C’est invraisemblable, il suffit qu’un texte donne plus de pouvoir aux chasseurs pour qu’il soit adopté alors que les Propositions de loi condamnant les cruautés exercées sur les animaux restent au placard et ne sont jamais débattues (régime juridique de l’animal, corrida, objection de conscience à l’expérimentation animale, etc.).

L’Article 2 de cette proposition de loi «pro chasse» reconnait aux Fédérations départementales et régionales de la chasse un rôle «d’information et d’éducation, dans une logique de développement durable, en matière de préservation de la faune sauvage et de ses habitats».
Les chasseurs seront donc invités à venir, dans les écoles, enseigner l’art de tuer dans un souci de «préservation de la faune sauvage»… Un comble !

La Fondation Brigitte Bardot dénonce ce texte qui fait honte à la France, elle milite pour l’abolition des chasses cruelles (chasse à courre, vénerie sous terre…) ou non sélectives (piégeage, chasse de nuit, etc.) et pour la reconnaissance du dimanche jour sans chasse car la nature doit être protégée, partagée et non plus considérée comme une réserve de chasse où les promeneurs sont pris pour cible.
Nous avons tous en mémoire le drame survenu le dimanche 22 janvier en Seine-Maritime : un enfant de 12 ans a été tué par un chasseur de 82 ans

L’homme est la seule espèce nuisible

Par ailleurs, il est urgent également de déclasser toutes les espèces prétendues « nuisibles », terme qui est un non-sens et une injure à la biodiversité, particulièrement au moment même où les Nations-Unies viennent de lancer la décennie de la Biodiversité (2011-2020) en exhortant «l’humanité à vivre en harmonie avec la nature et à préserver et à gérer correctement ses richesses pour la prospérité des générations actuelles et futures».

Les 2 et 3 février prochains, la législation française risque de faire un nouveau pas en arrière (les amendements proposés par le groupe Vert ayant été recalés) car l’opposition n’a pas droit de cité lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des chasseurs. Ici, les partis politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, se retrouvent et tombent d’accord… quitte à mettre à mal, en danger même, la liberté du citoyen.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

 

Bonjour.

Nous sommes actuellement en train de refaire notre site internet.

Rendez vous sur notre page facebook :

https://www.facebook.com/Vicky-association-daide-aux-animaux-174419199261697/?ref=ts&fref=ts

Merci pour votre compréhension.
 

×